LE CHOIX DES PROJETS

Trois points semblent déterminants lors du choix d’un projet :

- 1. Un projet en accord avec la philosophie des Cigales :

C’est le moment crucial de l’arbitrage entre les projets sympathiques, axés sur l’insertion ou l’environnement mais mal ficelés, et ceux qui ont la profitabilité pour seul horizon.
Pour faire le tri, une seule solution : bien prendre en compte tous les paramètres.

Chaque Cigales conserve sa sensibilité propre, selon qu’elle veuille mettre l’accent sur un créneau d’activités particulier, sur le développement local, sur le rapprochement de l’économie et du social ou sur des thèmes alternatifs.

Il faut bien sûr que le futur entrepreneur soit en harmonie avec la Charte des Cigales. Mais aussi que les membres de la Cigales soient susceptibles de lui apporter plus qu’un simple apport financier : conseils, formation, soutien psychologique, carnets d’adresses.

- 2. Apprendre à connaître le créateur :

Pas question de faire appel à la graphologie ou à la numérologie. Laissez cela aux grandes entreprises ! Néanmoins, il est bon de multiplier les rencontres avec le (ou les) futur (s) créateur (s), pour juger du degré de motivation, de la constitution de l’équipe de départ et de son entente, de ses expériences préalables.

Le créateur doit avoir un minimum de connaissances techniques et productives, de marketing et de gestion-comptabilité : toutes choses qui peuvent s’apprendre dans les stages de formation organisés par l’Agence pour la création d’entreprises (APCE) ou par les Chambres de commerce.

Une fois l’activité démarrée, il faudra juger des capacités d’anticipation et d’adaptabilité du créateur, tout au long de la première année essentielle pour les PME. Il faut savoir aussi qu’un entrepreneur pourra se révéler à travers son activité nouvelle et se découvrir de nouvelles qualités de management.

Pour la Cigales, la prise de risque et l’acceptation d’une part d’incertitude sont inévitables, sinon celle-ci n’investira jamais…

- 3.Entamer une analyse financière :

Pour évaluer la qualité économique et financière d’un projet, il faut essentiellement répondre à trois questions :

  • L’activité projetée est-elle rentable ? L’offre va-t-elle rencontrer une demande solvable ?

Une étude de marché, qui peut éventuellement être menée avec l’aide d’étudiants d’une filière commerciale de votre région, apportera un début de réponse.

Un compte de résultat prévisionnel permettra de déterminer si l’activité dégagera suffisamment de bénéfices pour faire vivre l’entreprise.

  • L’entreprise dispose-t-elle des capitaux nécessaires pour démarrer ?

Le plan de financement initial dira quels sont les besoins de financement, y compris le fonds de roulement, et quelles sont les sources de financement.

  • L’entreprise pourra-t-elle payer ses dettes et faire face au décalage, presque toujours défavorable, entre les rentrées et les sorties d’argent ?

Un plan de trésorerie sur plusieurs mois montrera s’il y a des difficultés à prévoir et quand.

Cette approche rigoureuse vous aidera à évaluer les chances de réussite du projet. Car, quelles que soient ses qualités par ailleurs, il n’est de bon projet que celui qui a des chances de succès.